CIRCUITS PROFESSIONNELS ET DÉVELOPPEMENT DE L’ÉLITE
BILAN DE 2021 : RETOUR SUR UNE ANNÉE REMARQUABLE POUR LE TENNIS CANADIEN
Le Canada termine l’année avec six joueurs au sein du Top 50, une finaliste de simple d’une épreuve du Grand Chelem et deux championnes en double de tournois de catégorie 1000 de la WTA
Malgré l’annulation de plusieurs tournois en raison des répercussions de la COVID-19, les Canadiens ont récolté 11 titres sur les circuits professionnels, soit trois en simple et huit en double.
Cliquez ici pour voir la saison 2021 du tennis canadien en chiffres.
La percée de Leylah
La jeune Canadienne Leylah Annie Fernandez (Laval, QC) a connu une année exceptionnelle. Après avoir amorcé la saison au 88e rang de la WTA, elle a signé de remarquables résultats pour se hisser au 24e échelon au mois de novembre. En mars, Fernandez a conquis le premier titre de la WTA de sa carrière à l’Abierto GNP Seguros, une épreuve de catégorie 250, grâce à une victoire de 6-1 et 6-4 en finale aux dépens de la Suissesse Viktorija Golubic. Par la suite, elle a joué un rôle important dans le gain de 4-0 de l’équipe canadienne face à la Serbie lors d’une rencontre de barrage de la Coupe Billie Jean King, en avril. Son plus grand succès est toutefois survenu aux Internationaux des États-Unis lors desquels elle a vaincu trois joueuses du Top 5 pour atteindre sa première finale d’un tournoi du Grand Chelem avant de plier l’échine face à la Britannique Emma Raducanu.

Des succès en grands chelems
Outre le parcours phénoménal de Fernandez à New York, plusieurs autres succès canadiens ont été réalisés sur le circuit du Grand Chelem en 2021. En effet, Denis Shapovalov (Richmond Hill, ON) s’est frayé un chemin jusqu’au carré d’as de Wimbledon, tombant aux mains du futur champion Novak Djokovic dans un duel chaudement disputé, tandis que Félix Auger-Aliassime (Montréal, QC) accédait aux demi-finales des Internationaux des États-Unis avant de s’incliner face à Daniil Medvedev. En double, Gabriela Dabrowski (Ottawa, ON) était également demi-finaliste à Flushing Meadows aux côtés de sa partenaire brésilienne Luisa Stefani. Quatre Canadiens ont ainsi atteint au moins le troisième tour des Internationaux des États-Unis, ce qui constitue une première dans l’histoire du tennis canadien dans un tournoi du Grand Chelem. Grâce à Fernandez, Shapovalov et Auger-Aliassime, le Canada était également l’un des trois pays, avec la Russie et la République tchèque, à compter trois demi-finalistes différents en tournois du Grand Chelem en 2021.
Six joueurs au sein du Top 50
Six joueurs canadiens ont terminé la saison au sein du Top 50. Dabrowski arrive en tête de liste en vertu de son cinquième rang, devenant par le fait même la joueuse canadienne de double la mieux classée de tous les temps. Vient ensuite Auger-Aliassime, au 11e échelon, suivi de près par Shapovalov à la 14e place des classements de l’ATP. Deux autres Canadiennes ont également atteint des sommets personnels. Ainsi, Sharon Fichman (Toronto, ON) termine l’année au 22e rang du double, tandis que Fernandez, après une année spectaculaire, se retrouve au 24e échelon du simple. Finaliste de l’Open de Miami en avril, Bianca Andreescu (Mississauga, ON), qui a effectué un retour au jeu après avoir raté la saison 2021 en raison d’une blessure, fait aussi partie du groupe de Canadiens parmi le Top 50 alors qu’elle occupe la 46e place du simple.

Photo: Gyles Dias
Dabrowski et Fichman brillent en double
La saison a été très fructueuse pour les spécialistes du double Gabriela Dabrowski et Sharon Fichman, qui ont été couronnées championnes de tournois de catégorie 1000 de la WTA, respectivement à l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers et aux Internazionali BNL d’Italia. En route vers la conquête du titre à Montréal, Dabrowski et de Stefani ont eu raison des favorites Aryna Sabalenka et Elise Mertens, en quarts de finale, ainsi que des sixièmes têtes de série Anreja Klepac et Darija Jurak lors du match de championnat. Grâce à leur triomphe en Italie, Fichman et sa partenaire Giuliana Olmos se sont qualifiées pour les Finales de la WTA à Guadalajara, au Mexique. De plus, Dabrowski et Fichman ont uni leurs efforts pour représenter le Canada aux Jeux olympiques de Tokyo.
Équipe Canada
L’équipe canadienne de la Coupe Billie Jean King Cup a connu du succès en avril en battant la Serbie 4-0 lors d’une rencontre de barrage. Ce résultat, ainsi que le classement de l’équipe, lui a permis d’obtenir sa place aux Finales de novembre pour remplacer l’ancien pays hôte, la Hongrie. Les Canadiennes ont terminé le tournoi à la ronde avec une fiche d’une victoire et une défaite, ce qui n’a malheureusement pas été suffisant pour atteindre les demi-finales. Par ailleurs, Auger-Aliassime, Fernandez, Dabrowski, Fichman et Rob Shaw (North Bay, ON) ont défendu les couleurs du Canada aux Jeux olympiques et paralympiques de 2020 de Tokyo. En 2022, l’équipe canadienne de la Coupe Davis sera de retour en action en mars pour affronter les Pays-Bas, tandis que l’équipe de la Coupe Billie Jean King se mesurera à la Lettonie, en avril, à la maison.
CENTRE NATIONAL DE TENNIS PRÉSENTÉ PAR ROGERS
TENNIS CANADA PRÉSENTE LA CUVÉE 2021-2022 DE SON CENTRE NATIONAL DE TENNIS PRÉSENTÉ PAR ROGERS
Une 15e saison bat son plein
Après avoir ouvert ses portes à l’automne 2007, Tennis Canada lançait plus tôt cet automne la 15e saison de son Centre national de tennis présenté par Rogers (CNT). Depuis sa création par l’ancien vice-président de l’élite chez Tennis Canada, Louis Borfiga, le CNT a accueilli une cinquantaine d’athlètes et a fait ses preuves puisque quelques-uns de ses diplômés ont réussi à atteindre les plus hauts niveaux du tennis.
Cohorte 2021-2022
La cohorte de 2021-2022 est composée d’athlètes qui s’entraînent tous au CNT depuis au moins un an, soit Victoria Mboko, Kayla Cross, Mia Kupres, Annabelle Xu, Jaden Weekes et Christophe Clément et qui y ont donc vécu la pandémie.

Cliquez ici pour visionner une vidéo de présentation de la cohorte 2021-2022.
Le CNT en chiffres depuis sa création
- 53 athlètes sont passés par le CNT (incluant les athlètes qui y sont présentement)
- 44 athlètes ont participé au programme (21 filles/23 garçons)
- 12 athlètes évoluent ou ont évolué sur les circuits professionnels
- 22 athlètes sont diplômés d’une université américaine
- 6 athlètes jouent présentement sur le circuit universitaire de la NCAA
- 5 titres de simple de tournois du Grand Chelem (juniors et professionnels) remportés par des joueurs ayant évolué au CNT
- 9 finales de tournois du Grand Chelem (juniors et professionnels) disputées par des joueurs ayant évolué au CNT
- 1000 heures d’entraînement par année
- Plus de 600 heures d’études
Équipe d’entraîneurs
Depuis l’été 2021, c’est Guillaume Marx qui dirige le Centre national de tennis présenté par Rogers, en plus des centres d’entraînement régionaux situés à Montréal, Toronto et Vancouver, qui regroupent les meilleurs joueurs de 15 ans et moins de chaque région. Sylvain Bruneau continue de chapeauter le programme féminin de transition du CNT et travaille en étroite collaboration avec Simon Larose, alors que le programme masculin est dirigé par Marx, avec l’aide de Martin Laurendeau. Nicolas Perrotte et Virginie Tremblay sont de retour en tant qu’entraîneurs physiques, tandis qu’André Barette poursuit son rôle de conseiller pédagogique.

Photo: Martin Sidorjak
Programmes nationaux d’entraînement pour les juniors et Centres de développement de tennis
Tennis Canada continue de miser sur des programmes nationaux d’entraînement dédiés aux jeunes de 15 ans et moins, qui sont déjà bien établis depuis quelques années à Montréal, à Toronto, et à Vancouver, et qui regroupent une cinquantaine de jeunes. L’objectif de ces programmes est de travailler main dans la main avec les dirigeants de club, les entraîneurs du secteur privé, les associations provinciales et les entraîneurs personnels pour optimiser le travail qui se fait déjà en aidant les meilleurs espoirs à atteindre leurs objectifs. Enfin, Tennis Canada soutient également le travail accompli par les clubs à l’échelle nationale en aidant près de quarante Centres de développement de tennis qui se sont engagés à développer les joueurs du secteur privé.
NOUVELLE STRUCTURE DU DÉVELOPPEMENT DE L’ÉLITE
TENNIS CANADA DÉVOILE SA NOUVELLE STRUCTURE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE L’ÉLITE
- Sylvain Bruneau et Guillaume Marx assumeront encore plus de responsabilités à la suite de la retraite de Louis Borfiga
- Deux nouvelles embauches stratégiques pour la relève ainsi que pour la science et la médecine du sport joueront un rôle essentiel dans la nouvelle structure de l’élite
En mai dernier, Tennis Canada a dévoilé une nouvelle structure pour ses programmes de développement de l’élite. Sous la direction de Hatem McDadi, vice-président principal du développement de l’élite, des rôles clés ont été identifiés et créés pour consolider la place du tennis canadien sur l’échiquier mondial. Parmi les gens qui tiennent des rôles de premier plan au cœur de cette nouvelle structure, on retrouve les entraîneurs Guillaume Marx et Sylvain Bruneau qui se voient confier davantage de responsabilités et ont été nommés respectivement chef de la performance et chef du tennis féminin professionnel et de transition.
Dans le cadre de ses nouvelles responsabilités, Marx supervise également le Centre national de tennis présenté par Rogers (CNT), les centres d’entraînement régionaux, situés à Montréal, Toronto, Vancouver et Calgary et qui regroupent les meilleurs joueurs de 14 ans et moins de chaque région, ainsi que le programme de tennis masculin professionnel, y compris la Coupe Davis et le programme olympique masculin.
Pour sa part, Bruneau, lauréat 2019 du Prix Jack Donohue « Entraîneur de l’année », continue de diriger le programme féminin au pays pour les professionnelles et les joueuses en transition, ainsi que le programme de la Coupe Billie Jean King et le programme olympique.

Photo: Martin Sidorjak/Tennis Canada
Le nouveau plan élaboré par Tennis Canada pour soutenir les secteurs clés du modèle du développement repose sur une analyse approfondie de la structure actuelle et des piliers de succès du développement des athlètes de l’élite et mise sur le leadership de ces postes clés, et surtout, sur la collaboration accrue des partenaires et du personnel. En plus de Marx et de Bruneau, Jocelyn Robichaud a été nommé chef du développement des 15 ans et moins (relève) et assure le lien avec les partenaires, associations provinciales, les clubs et les académies afin de soutenir le développement des jeunes talents. Un nouveau poste stratégique est prévu prochainement et apportera plus de profondeur à la structure : celui de chef de la science et de la médecine du sport, un rôle qui fournira un soutien de pointe pour maximiser les résultats et optimiser la santé de l’ensemble des participants du système de l’élite.
Cette nouvelle structure comprend également Janet Petras, qui agit dorénavant comme directrice des programmes de développement de l’élite et apporte ainsi son soutien à l’administration pour évaluer la structure de compétition, les politiques et les programmes.
Ce groupe travaille avec une équipe chevronnée d’entraîneurs nationaux, de membres du personnel et de partenaires externes accomplis pour mener le développement de l’élite vers des résultats historiques.
Rebecca Marino se qualifie pour les Internationaux d’Australie, ce qui porte à sept le nombre de Canadiens aux tableaux principaux du premier tournoi du Grand Chelem de la saison.